Politique

Fonction publique : Hermann Immongault alerte l’exécutif sur les risques d’une gestion imprudente

À l’approche de la remise des feuilles de route des 100 premiers jours exigées par le chef de l’État, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a livré un message de fermeté à l’endroit des membres de l’exécutif. Face à un climat social encore fragile, il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance rigoureuse de l’administration publique, appelant à anticiper les tensions afin d’éviter l’émergence de situations difficiles à maîtriser.

Réunis le 27 janvier à Libreville à l’occasion d’un Conseil interministériel présidé par le vice-président du gouvernement, les ministres ont été rappelés à leurs responsabilités. L’échéance est claire : chaque département ministériel devra présenter, au plus tard le 4 février 2026, sa feuille de route couvrant les 100 premiers jours d’action. Cette rencontre visait à renforcer la cohérence de l’action gouvernementale et à accélérer la mise en œuvre des priorités définies par le président de la République.

Parmi les dossiers structurants abordés figurait la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), dont l’entrée en vigueur est annoncée pour 2026. Aux yeux d’Hermann Immongault, cette réforme dépasse le simple cadre fiscal. Elle constitue un levier stratégique pour amorcer une décentralisation effective, en permettant aux collectivités locales de disposer de ressources propres et en renforçant leur autonomie financière. La centrale d’achat du Gabon a également été évoquée comme un outil clé de rationalisation des dépenses publiques et d’optimisation de l’action de l’État.

Mais au-delà des projets structurants, le vice-président du gouvernement a surtout attiré l’attention sur les tensions sociales qui ont secoué l’administration depuis le début de l’année. Grèves et mouvements de contestation ont, selon lui, nécessité une implication directe des plus hautes autorités. Ces crispations trouvent leurs racines dans des dysfonctionnements anciens, hérités de pratiques administratives parfois approximatives, a-t-il reconnu.

Si une accalmie semble se dessiner, Hermann Immongault a estimé que le moment impose une analyse approfondie et lucide de l’ensemble du système administratif. Il a plaidé pour un diagnostic rigoureux, mené sans complaisance, afin d’identifier les écarts, corriger les anomalies et proposer des réponses adaptées, qu’elles soient ciblées ou transversales. Pour le vice-président, seule une approche responsable, fondée sur l’anticipation et le dialogue, permettra de prévenir l’apparition de crises difficiles à contenir.

À quelques jours de la remise des feuilles de route ministérielles, l’exécutif est désormais attendu sur le terrain des résultats. Plus qu’un exercice administratif, cette étape constitue un test de crédibilité pour le gouvernement, appelé à traduire les orientations présidentielles en actions concrètes, mesurables et durables, capables de restaurer la confiance entre l’État et ses agents.

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